De nouvelles données provenant de milliers d'OBNL canadiens montrent que le secteur repose bien plus sur les événements et les adhésions que sur les dons. Voici huit constats, tirés d'une année complète d'activité sur la plateforme, sur le fonctionnement réel des OBNL canadiens.
Chaque année, j'entends la même histoire au sujet des OBNL : ce sont les dons qui les font vivre. L'image est forte. La campagne de fin d'année, le gala-bénéfice, le thermomètre de collecte qui grimpe vers son objectif.
Des milliers d'OBNL et d'associations du Canada gèrent leurs adhésions, leurs événements et leurs dons sur Yapla. Cela nous donne un point de vue privilégié sur le fonctionnement réel du secteur. Non pas ce que les organisations disent faire, mais ce qu'elles font vraiment, semaine après semaine, tout au long de l'année. Nous avons examiné les douze derniers mois au Canada.
Voici huit choses que ces données nous ont apprises, en commençant par celle qui nous a le plus surpris.
Dans l'ensemble du secteur, les événements génèrent environ 44 % des revenus et les adhésions environ 36 %, tandis que les dons comptent pour à peu près 20 %. Au cours de la dernière année, les événements ont légèrement devancé les cotisations de membres comme première source de revenus.
Les dons comptent énormément, et pour certaines organisations, ils sont leur seule source de revenus. Mais pour l'ensemble du secteur, ils représentent environ un cinquième du portrait, pas le socle. Or, une bonne partie de la façon dont on parle des OBNL, dont on les finance et dont on les soutient, suppose exactement le contraire.
Si vous travaillez dans le milieu, vous le sentez déjà. Les données le confirment sans équivoque : près d'un tiers de tous les dons arrivent en décembre, et près de la moitié durant le dernier trimestre de l'année. En décembre, on reçoit environ huit fois plus de dons que durant un mois d'été tranquille.
Les organisations qui réussissent leur fin d'année ne sont pas celles qui découvrent décembre en novembre. Ce sont celles qui s'y préparent toute l'année.
Les événements ont leur propre rythme. L'activité monte au printemps, se calme durant l'été, puis reprend de plus belle en septembre et en octobre. L'année de programmation des OBNL ressemble bien plus à l'année scolaire qu'à l'année civile. Elle ralentit en juillet et se réveille à l'automne.
L'activité liée aux adhésions suit une autre cadence. Les renouvellements culminent autour de décembre, janvier et mars, au rythme de l'année financière de la plupart des organisations. L'adhésion, pourrait-on dire, est la résolution du Nouvel An du secteur. Ce qui veut dire que les semaines de fin d'année servent sur deux fronts : les dons et les renouvellements.
Il y a quelques années, la grande question était de savoir si les événements virtuels allaient perdurer. La réponse est maintenant claire : moins d'un événement sur sept se tient en ligne. Le secteur a choisi résolument de se rassembler à nouveau en personne. Et environ un événement sur trois est gratuit, un bon rappel que, pour un OBNL, un événement est souvent d'abord une affaire d'appartenance, et ensuite une affaire de revenus.
C'est le constat qui me revient sans cesse en tête. Le renouvellement automatique, ce moteur invisible derrière une bonne partie de l'économie de l'abonnement, est presque inutilisé par les OBNL canadiens. Environ 40 % des adhésions sont des renouvellements et 60 % sont nouvelles : les organisations travaillent fort pour recruter, puis laissent la rétention largement au hasard.
Je ne vois pas ça comme un échec. J'y vois une marge de manœuvre. Automatiser vos renouvellements est l'un des moyens les plus simples, pour une petite équipe, de récupérer du temps et de conserver les membres qu'elle a déjà.
Les moyennes cachent quelque chose d'important. « Le secteur des OBNL », c'est en réalité trois économies qui portent le même nom :
Il est facile d'imaginer le grand organisme national avec sa marque et son budget. Mais l'OBNL canadien typique est une organisation à échelle humaine, aux ressources modestes. L'organisation type compte une médiane d'environ 80 membres. Statistique Canada et Imagine Canada dressent le même portrait, vu de l'extérieur : 55 % des OBNL canadiens n'ont aucun employé rémunéré, et 76 % en comptent moins de cinq.
Majoritairement petits, surtout portés par des bénévoles, ils accomplissent un travail remarquable avec peu de moyens. Voilà le secteur tel qu'il est vraiment.
Les chiffres ne sont utiles que si on peut s'en servir. Si vous ne retenez que quatre choses, retenez celles-ci :
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Mieux on comprend le fonctionnement réel du secteur, mieux on peut soutenir les gens qui y travaillent, et mieux vous pouvez planifier l'année à venir. Chez Yapla, c'est toute l'idée : mettre la technologie au service de votre mission, pas l'inverse.
Si vous voulez gérer vos événements, automatiser vos renouvellements et réussir votre mois de décembre, vous pouvez créer un compte gratuit sur Yapla dès aujourd'hui.
À propos des données : les constats reposent sur l'activité agrégée et anonymisée des OBNL canadiens utilisant la plateforme Yapla sur la période complète des douze derniers mois. Les chiffres sont présentés sous forme de proportions, de taux et de médianes. Les données sur la taille du secteur proviennent de Statistique Canada et d'Imagine Canada.